Atsem et docs d’accompagnements des programmes
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ne recherche rapide du terme ATSEM à travers les différents documents d’application et d’accompagnement des programmes concernant l’école maternelle souligne le rôle et les missions éducatives et pédagogiques de ces agents.
– Programmes
Au cours de la journée, grâce aux indications données par l’enseignant, l’enfant repère le rôle et la nature de l’aide que peut apporter chacun des adultes qui constituent un réseau cohérent dans l’école : parents, enseignants, agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), aides-éducateurs, intervenants.
– Le langage à l’école maternelle
Les ATSEM « tuteurs » de langage
Lors de sa première entrée à l’école maternelle, c’est essentiellement vers l’adulte que le très jeune enfant se tourne pour communiquer ; la confiance en l’adulte, qui répond à ses demandes et l’assurance de pouvoir revenir vers celui-ci en cas de problème et d’être écouté aident le tout-petit à accepter de nouveaux interlocuteurs en dehors de sa famille. Parmi eux, à côté de l’enseignant qui a une place privilégiée, l’agent territorial spécialisé en école maternelle (ATSEM) dont bénéficient aujourd’hui la plupart des classes maternelles a un statut particulier ; [...]
Le projet d’école précise le rôle de tous ces adultes qui sont auprès des enfants.
Plus encore que l’enseignant, au travers de leur fonction éducative, les ATSEM sont souvent les partenaires privilégiés d’une relation duelle, lors de ces moments de vie quotidienne qui permettent des conversations « naturelles », comparables à celles qui s’instaurent entre un parent et son enfant dans la vie familiale.
Parce que les échanges avec les ATSEM sont aussi, comme tous les moments de parole, des moments d’introduction à la complexité de la langue, une attention toute particulière doit être portée à l’effet miroir de son propre langage. Ceci suppose que l’enseignant ait discuté avec l’ATSEM (ou tout autre intervenant régulier) de ce rôle, clarifié l’importance d’une langue contrôlée, correctement construite et sans « à-peu-près » syntaxique. Ces adultes renforceront par là même la responsabilité de chacun dans une activité propice à la formation langagière de chaque enfant.
– Pour une scolarisation réussie des tout-petits
L’équipe éducative
Une réunion des nouveaux parents dans l’école est toujours nécessaire. Elle pourra débuter par une visite des bâtiments et une présentation aux familles de tous les enseignants, des ATSEM ou autres personnels de l’école.
Affectation
Une ATSEM doit pouvoir être attachée à chaque section comportant des tout-petits, que cette section soit homogène ou hétérogène. Il appartient au directeur de l’école et à l’équipe éducative d’organiser dans cette perspective le travail des ATSEM affectées à l’école.
Cantines et transport
Les cantines et le transport scolaire doivent être adaptés. Pendant les repas, l’ATSEM doit veiller au comportement du tout-petit à table. Il serait souhaitable d’obtenir que le ratio adultes disponibles/ enfants soit, pendant le repas, identique à celui que l’on peut offrir en crèche au groupe des grands (un pour huit). Dans les transports, un agent territorial peut assurer la sécurité matérielle et psychologique des tout-petits. Il en est, bien sûr, de même en cas de déplacement dans le cadre d’un projet éducatif ;
La section des tout-petits :
Le système le plus classique consiste à spécialiser une classe (homogène ou hétérogène) de manière à ce qu’elle demeure une cellule autonome d’activités, entièrement équipée en fonction de la présence des enfants de deux ans et dirigée par une enseignante aidée d’une ATSEM à temps plein.
L’accueil
Dans la section des tout-petits ou dans la classe comportant un nombre significatif de tout-petits, il est utile que deux adultes soient présents (enseignant et ATSEM) de manière à ce que les échanges entre l’enseignant et les parents, difficiles à refuser même s’ils sont limités par un dispositif de régulation, ne diminuent pas la qualité de ce moment pour les enfants. La gestion des objets transitionnels fait partie de l’accueil. Cela suppose une stratégie très individualisée et beaucoup de doigté.
Les activités
Ainsi peuvent cohabiter, au cours de la matinée ou de l’après-midi, des lieux d’activités parfaitement orchestrés par la maîtresse avec des coins de jeux libres auxquels chaque enfant peut accéder lorsqu’il le souhaite, sous la surveillance discrète de l’ATSEM.
La collation
On a pris l’habitude d’insérer, au milieu des activités du matin, un moment de collation. C’est un moment éducatif important qui ne peut être laissé à la diligence de la seule ATSEM. Le choix des aliments, leur préparation, leur distribution, la manière de les consommer, le rangement du matériel nécessaire, les précautions d’hygiène, etc., sont autant d’occasions d’apprentissages, souvent plus prégnants que la confection d’un puzzle ou l’emboîtage de cubes. Là encore, les rituels sont essentiels. Ils sont verbaux aussi bien que moteurs. La politesse et les civilités de la table en font partie.
Les récréations
La récréation du matin, comme celle de l’après-midi, doit être disposée de manière à rythmer la demi-journée et non contribuer à isoler un court moment pédagogique d’une accumulation de déplacements (toilettes, collation...) préalables à « l’heure des mamans ». Il est vrai que, l’hiver, l’habillage et le déshabillage des tout petits ne sont pas une mince affaire. L’organisation de l’équipe éducative doit permettre de libérer les ATSEM pour que, à ce moment, elles soient toutes auprès des enfants non encore autonomes. Chaque fois que cela est possible, il paraît judicieux d’organiser une récréation spéciale pour les tout-petits (lieu spécifique, moment spécifique).
Faut-il rappeler que la récréation est un moment éducatif comme les autres ? Elle doit donc être encadrée par l’enseignante de la classe concernée et pas seulement « surveillée ». Il convient, en particulier avec les tout-petits, de distinguer activités d’extérieur et récréation. De nombreuses séances de travail peuvent être menées à l’extérieur les jours de beau temps.
La sieste
Les enfants doivent avoir un « endormissement » calme, dont le rituel est parfaitement établi. Là aussi, la maîtresse et l’ATSEM sont les éléments de référence. Les enfants sont déshabillés (on ne dort pas avec sa robe ou son pantalon), leurs vêtements sont regroupés (dans une corbeille par exemple). Quand ils se réveillent, ils s’habillent avec l’aide de l’ATSEM et de la maîtresse. C’est l’un des moments privilégiés pour raconter une histoire, lire un album avec le petit groupe des premiers réveillés. La surveillance de la sieste peut être assurée par une ATSEM libérant ainsi l’enseignant, soit pour des activités décloisonnées avec d’autres classes si tous ses élèves dorment, soit pour des ateliers ou des activités en petits groupes si une partie de ses élèves ne dort pas. Dans certains cas, l’enseignant ne peut se départir de la surveillance de la sieste. Il peut, toutefois, organiser celle-ci de manière à s’occuper à la fois de ceux qui ne dorment pas (pour des activités silencieuses et calmes) et de surveiller ceux qui dorment.

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