Et bien oui, le temps de l’école n’est pas celui du politique ...

vendredi 14 mai 2010

Embarrassé par le rapport de la Cour des Comptes, le Ministère répond.

Dans sa réponse le Ministère se justifie par la mise en oeuvre encore très récente de ses réformes :

Par exemple, les élèves entrés en maternelle à la rentrée scolaire 2008, date d’entrée en vigueur des nouveaux programmes, auront une première évaluation en CE1 en 2012, une seconde en CM2 en 2015, puis en 2020 avec le DNB. Cet exemple illustre le recul nécessaire pour juger de l’efficacité d’une réforme du système scolaire, mais aussi la nécessité d’avoir des outils intermédiaires d’évaluation pour ajuster les mesures mises en œuvre.


On pourrait, en ce qui concerne les programmes de 2002, auxquels nombre d’acteurs de terrain étaient attachés, s’inspirer du raisonnement gouvernemental :

"les élèves entrés en maternelle à la rentrée scolaire 2002, date d’entrée en vigueur des nouveaux programmes, auront une première évaluation en CE1 en 2006, une seconde en CM2 en 2009, puis en 2014 avec le DNB."

Mais les gouvernements ont eu, eux, le loisir de modifier les programmes trois fois, de modifier le temps de classe de chaque élève, sans oublier de publier nombres de circulaires les adaptant ou les modifiant ... Drôle de gouvernance !


Comment ne pas y voir uniquement des changements purement idéologiques ?


Martin Vidberg. L’Actu en Patates.