Dans la presse : Education Août Septembre 2004.

mercredi 8 septembre 2004
par  Jean-Claude ROLLAND
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La loi relative aux libertés et responsabilités locales, loi n°2004-809 du 13 août 2004 parue au JO du 17 août 2004 donne la possibilité, pour les communes ou les communautés de commune, d’expérimenter pour une durée de 5 ans et sous accord de l’autorité académique la mise en place d’Etablissements Publics Locaux d’Enseignement Primaire (EPLEP), c’est à dire de "concentrer" plusieurs écoles d’une ou plusieurs communes au sein d’un seul établissement, dont la présidence pourrait être assurée par un représentant de la collectivité territoriale.
Inquiétant ? Surement !!! C’est une remise en cause de l’école publique. Cela modifiera la répartition des crédits, transformera le fonctionnement et l’organisation pédagogique de nos écoles. Cela risque d’accroître les inégalités entre les communes et d’accès à l’école.
La vigilance est de rigueur, même et surtout pendant les vacances : la preuve.
"Projet de loi relatif aux responsabilités locales : L’ÉDUCATION, LA CULTURE ET LE SPORT CHAPITRE 1ER Les enseignements Article 69 bis Les établissements publics de coopération intercommunale ou plusieurs communes d’un commun accord, ou une commune, peuvent, après avis des conseils des écoles concernées et accord de l’autorité académique, mener, pour une durée maximum de cinq ans, une expérimentation tendant à créer des établissements publics d’enseignement primaire. Dans le respect des dispositions des articles L. 211-1 et L. 411-1 à L. 411-3 du code de l’ éducation, les statuts de ces établissements sont adoptés par délibération, après accord du représentant de l’Etat. Le conseil d’administration de l’ établissement comprend des représentants des collectivités territoriales, des enseignants et des parents. Un décret en Conseil d’Etat détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de cet établissement ainsi que les modalités d’évaluation des résultats de l’expérimentation".

Une brève dans la Gazette des communes du 30 août rappelle la volonté de la municipalité de Paris de lutter contre l’antisémitisme. Une demandes aux directeurs et chefs d’établissement de « réfléchir à une initiative particulière », une sécurisation renforcée et une campagne d’affichage et de presse en sont les moyens.
Est-ce que cette fois ci, il ne s’agit pas d’un excès de vigilance ? Les “affaires” du RER B et du centre social du 11ème ne doivent pas cependant nous faire oublier la récrudescence des actes racistes et antisémites.
Sur l’antisémitisme un dossier très bien rédigé sur WebEncyclo

A propos des CPC, une question au ministre de l’éducation parue au JO du 31 aout 2004 et la réponse :
« M. François Vannson appelle l’attention de M. le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche sur les attentes des conseillers pédagogiques de circonscription quant à leur statut professionnel. Existant depuis 1962, cette profession n’a vu son statut défini que par une note de service de 1996. Après avoir été considérés et rémunérés à l’égal des directeurs d’établissement spécialisé, au moment de leur intégration dans le corps des professeurs des écoles en 1988, les conseillers pédagogiques de circonscription ont perdu 41 points d’indice ainsi que d’importants moyens de fonctionnement. Pourtant, ils assurent, au sein des circonscriptions de l’éducation nationale, de multiples tâches, tant administratives que pédagogiques. Ils constatent d’ailleurs une accumulation de leurs missions ainsi qu’une dégradation de l’exercice de leur profession de plus en plus importante. Ils souhaitent donc une reconnaissance de l’identité professionnelle des conseillers pédagogiques de circonscription, assortie d’un reclassement indiciaire ; un décret pourrait instituer alors un cadre légal à la profession de conseiller pédagogique. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles réponses le Gouvernement entend donner aux attentes des conseillers pédagogiques. »
Et la réponse du ministre :
« Dans les dernières années, les missions confiées aux conseillers pédagogiques n’ont pas formellement été modifiées même si la modernisation du système éducatif, l’évolution des contenus et des modalités d’enseignement en vue d’une meilleure efficacité pédagogique ont sans doute affecté certaines de ces missions. Il s’agit bien toujours pour eux, conformément aux textes qui définissent leurs fonctions (en particulier la note de service n° 96-107 du 18 avril 1996), d’apporter aide et conseil aux enseignants, individuellement ou dans leur travail en équipe, et de contribuer, dans les animations pédagogiques de circonscription ou des sessions de formation, au perfectionnement professionnel des maîtres, rendu nécessaire par les évolutions du système éducatif. L’accueil de nouveaux professeurs des écoles, nombreux du fait du fort renouvellement de ce corps d’enseignants, et l’importance accordée à l’accompagnement de l’entrée dans le métier mobilisent également les conseillers pédagogiques. Les évolutions du métier de conseiller pédagogique et la nécessité de les associer plus étroitement à l’acquisition de savoirs fondamentaux et à la prévention de l’illettrisme ont conduit le ministre à engager une réflexion sur ces missions. »
Heureux de savoir que notre ministre réfléchit sur les savoirs fondamentaux et les missions des CPC !!! La question reprend quelques points de la plate-forme revendicatrice de l’ANCP (Association Nationale des Conseillers Pédagogiques), la réponse est particulièrement creuse !!!
Voir la plate forme revendicative de l’ANCP