Ecole : Où va-t-on ?

A suivre ...
mercredi 20 février 2008
par  Jean-Claude ROLLAND
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Morale, laïcité, devoir de mémoire, instruction civique, fondamentaux, temps scolaire, privé, ... Ne bougez pas ... Nicolas et Xavier s’occupent de tout !

Quelques semaines folles pour l’école en attendant les nouveaux programmes :

- La morale, la laïcité

  • « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
    N. Sarkozy : Allocution dans la salle du Palais de Latran - Rome - 20 décembre 2007
  • « Et jamais je n’ai dit que l’instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l’imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n’est tout simplement pas la même chose. »
    N. Sarkozy : Discours au dîner du CRIF - 13 février 2008

- le devoir de mémoire ; l’histoire

  • « ... j’ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, de faire en sorte que désormais, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne. Rien ne touche autant un enfant que l’histoire d’un autre enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies, et les mêmes espérances que lui, mais qui, à l’aube des années 40, avait le malheur de répondre à la définition de juif. A Paris, au mémorial de la déportation, chacun verra donc le nom de l’enfant dont le souvenir lui aura été confié. Et pas un seul de nos enfants ne pourra oublier qu’en dehors de cette inscription, ce n’est qu’entre ses mains que subsiste un petit fragment de mémoire de cet enfant. »
    N. Sarkozy : Discours au dîner du CRIF - 13 février 2008
  • « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste... On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école. »
    Simone Veil l’express - 15 février 2008
  • Du pathos au lieu et place de l’enseignement ! du creux ! Comme si les maîtres ne savaient pas enseigner cette partie du programme d’histoire : une méthode inepte imposée !!!
  • 11 000 enfants français victimes de la Shoah : les 11 400 enfants juifs victimes de l’extermination en France n’étaient pas tous français !!! Nos élèves se souviennent et ce dès aujourd’hui et sans l’inculquer de force de leur camarade de classe expulsé ... La chaise vide dans la classe suffit.

- Les fondamentaux : français, calcul et instruction civique et morale

  • « J’ai voulu en un mot qu’on revienne à l’essentiel, aux « fondamentaux » de l’école.
    De façon générale, dans toutes les disciplines, l’accent est mis sur la mémorisation de connaissances et de compétences clairement identifiées, dont on pourra facilement vérifier l’acquisition : il y a un lien direct entre ces nouveaux programmes et le dispositif d’évaluation que j’ai évoqué tout à l’heure.
    Voici pourquoi j’ai demandé à Xavier Darcos d’introduire dans les nouveaux programmes une partie spécifiquement consacrée à « l’instruction civique et morale ». C’est dans ce cadre que s’inscrira l’initiation des enfants au drame de la Shoah en leur confiant la mémoire d’un des 11 000 enfants victimes de cette tragédie. »
    N. Sarkozy : Périgueux - Vendredi 15 février 2008

- le temps scolaire et le plus

  • « La semaine d’enseignement, désormais ramenée à 24 heures, se rapprochera du temps d’enseignement pratiqué par des pays développés comparables. Au delà de ces 24 heures obligatoires pour tous les élèves, nous offrirons donc, dès septembre prochain, dans toutes les classes de l’école primaire, 2 heures de plus en petits groupes aux élèves les plus en difficulté. »
    N. Sarkozy : Périgueux - Vendredi 15 février 2008
  • Ce qui modifie le temps de travail des enseignants :
    • Le temps de l’école : 24 heures en présence d’élèves par semaine
    • 18 heures annuelles de formation et d’animations pédagogiques
    • 6 heures de conseils d’école
    • et 60 heures d’heures en petits groupes pour les élèves les plus en difficulté : une organisation à construire !!!
    • et des heures supp. pendant les vacances (Stages de remise à niveau pour les élèves en difficulté)
  • « les « orphelins de 16 heures », qu’un accompagnement éducatif sera organisé dès la rentrée prochaine dans toutes les écoles de l’éducation prioritaire, soit 5 311 écoles primaires comme c’est déjà le cas cette année pour tous les collèges de l’éducation prioritaire. Concrètement, les élèves pourront bénéficier d’un accueil deux heures après les cours, quatre jours par semaine, à l’occasion duquel ils se verront proposer une aide aux devoirs, la pratique d’une activité à caractère culturel ou artistique, ou encore l’exercice d’une activité sportive. »
    Xavier Darcos -Mise en place du volet "Éducation nationale" de la dynamique "Espoir banlieues" - février 2008
  • Des stages de remise à niveau : « Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a adressé une note à l’attention des recteurs d’académie leur demandant de mettre en place un dispositif de stages de remise à niveau, pendant la période des vacances scolaires, pour les élèves présentant en fin d’école primaire des difficultés en français et en mathématiques. »
    « Sur une durée de 15 heures à raison de 3 heures par jour, durant l’une des semaines de vacances ... »
    Communiqué de presse - Xavier Darcos - Février 2008 : Note aux recteurs, IA, et IEN
  • Soit pour les élèves de ZEP "en diificulté : 24 heures de classe ; 2 heures de plus pour les plus en difficulté et la possibilité de 8 heures d’accompagnement à la scolarité sous forme d’aide aux devoirs : ils pourraient ainsi bénéficier une semaine de 34 heures et de vacances sous forme de stage de remise à niveau .
  • S’y ajoutent les divers dispositifs tels les études dirigées, les programmes de réussite éducative, ...
  • Allons, ... nos élèves ont trop d’heures par rapport aux autres pays, ils n’aiment pas la soupe, alors qu’il en prennent quelques louches de plus !!!

- Le privé au secours de l’école de la République

  • « Alors que l’enseignement privé a fait la preuve de sa capacité à accueillir des publics très divers, y compris des élèves en difficulté, et à leur proposer une pédagogie et un encadrement leur permettant de renouer avec la réussite scolaire, leur savoir-faire reste trop souvent aux portes de la banlieue parce que nous refusons de leur donner les moyens permettant de répondre à la demande. Je suis le ministre de toutes les formes d’enseignement, et je veux offrir aux familles la même liberté de choix que celles dont disposent les familles des centres urbains.
    C’est pourquoi, dès cette année, un fonds d’intervention spécifique « Espoir banlieues » sera créé sur le budget de l’Education nationale pour permettre le financement des dépenses de fonctionnement des établissements privés qui accepteraient d’ouvrir des classes dans les banlieues. Je me fixe un premier objectif pour la rentrée 2008, la création de 50 nouvelles classes de l’enseignement privé dans les banlieues et je couplerai chaque fois que possible ces projets d’ouverture de classe avec les internats d’excellence. »
    Xavier Darcos -Mise en place du volet "Éducation nationale" de la dynamique "Espoir banlieues" - février 2008


- les programmes ...

- Evaluation et pilotage par la performance

  • « Quant aux professeurs des écoles, leur évaluation aura lieu tous les deux ans (au lieu de 4 actuellement en moyenne). Elle s’attachera d’abord aux progrès des élèves, et non au choix de telle ou telle méthode pédagogique, laissé à la libre appréciation de l’enseignant. »
  • « Sans méconnaître la grande valeur professionnelle des inspecteurs de l’enseignement primaire et des directeurs d’écoles, il faut s’interroger, même si cela ne fait pas plaisir à tout le monde, sur le pilotage de l’enseignement primaire. »
    N. Sarkozy : Périgueux - Vendredi 15 février 2008

Et pendant ce temps : nombres de maîtres ne sont pas remplacés lorsqu’ils sont malades ; les réseaux d’aides sont incomplets et demandent à être développés ; la carte scolaire risque d’être difficile sur le département (93) ; on continue à recruter sur liste complémentaire ; base-élève s’installe ; ...