Le B2i

Le Brevet Informatique et Internet - M Mascio
mardi 4 novembre 2003
par  Réseau Eppée
popularité : 3%

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La démarche pédagogique sous-tendue par le B2i mérite d’être soulignée sur plusieurs points :
-  Un parcours balisé :
-  Dès le début de l’apprentissage, l’itinéraire est communiqué à l’élève avec une feuille de parcours qui le suivra sur le temps nécessaire. Informé des attentes et des objectifs à atteindre, il est ainsi engagé en tant qu’acteur de ses apprentissages. Ce n’est pas l’enseignant qui l’emmène "à l’aveugle" sur un chemin qu’il ne connaît pas.

-  Des compétences transversales :
-  Les compétences visées dans le B2i sont à construire dans tous les domaines d’enseignement sans ajouter une matière nouvelle. Il s’agit, par l’utilisation de l’outil informatique dans différentes situations d’enseignement ou éducatives, d’acquérir des comportements, des méthodes et des connaissances (ces trois aspects étant parties constitutives des compétences). Les itinéraires de découverte au collège comme les activités de recherche en CDI ou en BCD, par exemple, sont autant d’occasion de travailler ces compétences.

-  Continuité des apprentissages :
-  Il n’y a donc pas un seul enseignant chargé de mettre en œuvre le B2i mais tous les adultes de la communauté éducative (maître d’externat, aide éducateur, documentaliste...) accompagnent l’élève dans cette construction progressive qui peut s’opérer dans l’école, dans le collège ou encore à l’extérieur (club, centre de loisirs, association d’accompagnement scolaire, bibliothèque municipale...). La continuité éducative et la globalité des apprentissages de l’enfant ou du jeune sont réaffirmées et prises en compte par l’école.

-  L’élève est le premier acteur de son évaluation :
-  L’élève est associé à son évaluation tout au long de son parcours : c’est bien lui qui décide à quel moment il pense maîtriser les compétences listées sur sa feuille de position. L’enseignant, et seulement lui, mais quelle que soit sa discipline d’enseignement, atteste de la réalité de l’installation des compétences. Le B2i étant une attestation de dimension nationale, encadrée par des textes officiels, les autres adultes de la communauté ne sont pas habilités à valider les compétences.

-  Le rôle de l’adulte se conçoit alors comme un accompagnement dans la construction du savoir qui fait progressivement prendre conscience à l’élève des compétences élaborées.

-  Une évaluation par capitalisation :
-  Les compétences se construisent progressivement, parfois en parallèle. Selon les conditions matérielles, certaines compétences ne peuvent pas être exercées (messagerie par exemple), au cours d’une année scolaire ou dans un établissement. La feuille de position est destinée à garder la mémoire des compétences validées, certifiées par la signature de l’enseignant. Les compétences non validées le seront dans la poursuite de la scolarité, éventuellement au collège pour le B2i niveau 1 ou au lycée pour le B2i niveau 2.

-  L’attestation sera délivrée par le directeur de l’école ou par le chef d’établissement lorsque toutes les compétences seront validées (valeur nationale et officielle du B2i).

-  Si des moments de régulation sont nécessaires pour mesurer le parcours qui reste à effectuer pour arriver à la délivrance de l’attestation, il ne s’agit pas de procéder à une évaluation "soustractive" des compétences ou encore "par défaut" : on ne "passe" pas le B2i, on ne peut pas "rater" le B2i, mais on peut ne pas l’avoir encore.

-  Ces quelques aspects originaux peuvent également alimenter la réflexion pédagogique des équipes enseignantes dans la perspective d’un transfert de cette démarche innovante à d’autres domaines d’apprentissage...


Texte rédigé par Marcel Mascio.


Documents joints

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En 4 pages A5 à photocopier

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